Guide Voyance
La Position des Maisons dans le Thème
Les tables des maisons utilisent une nouvelle mesure : le temps sidéral. Si midi (heure locale) correspond au moment ou le Soleil passe au méridien du lieu, en temps sidéral il est midi quand le point vernal passe au méridien du lieu. Comme cette mesure du temps est déterminée par rapport à un référentiel (relativement) fixe, elle est également une mesure de position sur la sphère céleste, donc du mouvement des étoiles (d'où son nom).
En un jour, la terre se représente sous le même angle par rapport au soleil, mais comme elle s'est déplacée autour de celui ci, elle n'est plus sous le même angle par rapport aux étoiles. De ce fait, le jour sidéral est à peu près 4 minutes plus court que le jour solaire et l'heure sidérale est 10 secondes plus courtes que l'heure. On peut bien sûr calculer le temps sidéral, directement à partir du jour julien, mais si on utilise les éphémérides, il suffit de prendre le temps sidéral indiqué, d'y ajouter l'heure (à partir de midi ou de minuit selon les éphémérides) et de retirer 10 secondes par heure ajoutée. (Ceci est une approximation suffisante).
Le temps sidéral permet donc de préciser la position des maisons par rapport à l'écliptique, qui est indépendante de la position du Soleil. En revanche, le positionnement du Soleil dans les maisons correspond à l'heure au sens classique du terme (première heure = lever du Soleil).
Ensuite, on choisit le type de domification (voir plus haut) et on détermine la position des maisons à partir de ces deux informations (la latitude et le temps sidéral), soit par calcul, soit au moyen de tables.
Pour des raisons mal élucidées, les astrologues numérotent les douze maisons en sens inverse du sens horaire. Ainsi, le Soleil à son lever entre en maison XII, puis passe par la XI, et arrivant en X s'apprête à culminer. Il dépasse le milieu du ciel pour entrer dans la maison IX, et ainsi de suite. Le descendant est à la limite entre les maisons VII et VI; et le fond du ciel entre les maisons IV et III.
Les maisons sont des secteurs angulaires, et ce que donnent les tables sont les limites entre ces secteurs. Par convention, la "pointe de la maison I" est l'Ascendant, et la "pointe de la maison X" est le milieu du ciel, les autres maisons étant déterminées à l'avenant. Dans leur course journalière, les astres touchent donc la pointe d'une maison au moment où ils en sortent.
Les Aspects astrologiques
L' aspect, ainsi que le définit Kepler, est l'angle remarquable formé par les rayons émanés de deux planètes et se rencontrant à la terre. Classiquement, les anciens reconnaissaient cinq aspects qu'ils indiquaient par des signes particuliers:
* La conjonction, où l'angle fait par les deux planètes est nul.
* L' opposition, où l'angle est de 180°.
* Le trine ou trigone, qui est le tiers d'un cercle ou 120°.
* Le quadrille ou carré, ou encore quadrat, où l'angle égale 90°.
* Le sextile, avec un angle de 60°.
On y ajoute aujourd'hui le semi-sextile (30°), le semi-carré (semi-quadrat ou semi-quadrille, de 45°), et le sesqui-carré (135°). De plus, certaines études astrologiques explorent les effets du quintile (ou pentacle) simple (72°) ou double (144°), ainsi que des deux angles intermédiaires (36°, 108°).
Le premier et le second signes (conjonction et opposition) ainsi que le quatrième (aujourd'hui la quadrature) sont encore employés dans les calendriers, pour marquer les phases de la lune.
Les angles remarquables ne sont que très rarement exacts, et les astrologues considèrent que l'effet des aspects s'étend sur une zone entourant l'aspect exact, zone d'autant plus grande que l'aspect est simple (et important). Cette zone d'influence qui précède et suit le point angulaire exact s'appelle l'orbe de l'aspect. Les astrologues comptent classiquement un orbe de 10° pour la conjonction, 8° pour l'opposition et le trigone, 6 pour le carré, 4 pour le sextile, 1 ou 2 pour les aspects mineurs. Ces valeurs ne sont pas unanimement fixées, et l'opinion commune semble être plutôt que l'influence de l'aspect décroît progressivement avec l'éloignement, l'orbe n'étant que l'intervalle pour lequel les effets sont "nettement diminués".
De plus, pour certains astrologues, l'influence de l'aspect doit être évaluée dynamiquement, l'aspect étant d'autant plus influent qu'il aura duré plus longtemps. Dans cette école de pensée, l'influence de l'aspect sera maximale un peu après son point exact, et les aspects formés par une planète rétrograde seront considérés comme renforcés.
Dans leurs déplacements relatifs, les astres passent toujours par des aspects intermédiaires exacts, mais les aspects extrêmes ne sont que rarement atteints. Pour avoir une occultation (conjonction vraie) ou une opposition, en effet, il faut non seulement que les longitudes coïncident sur le zodiaque, mais également que les déclinaisons soient accordées. C'est ainsi qu'il y a deux fois par mois des pleines lunes et des nouvelles lunes, mais les éclipses sont beaucoup plus rares. Cependant, les éclipses en tant que telles ne sont que rarement calculées par les astrologues, et le symbolisme associé semble obscur.
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