Horoscope Journalier
Positions des astres
L'astrologie occidentale est fondée sur la position des différents corps du système solaire, ainsi que sur la position d'un point de référence sur la terre.
Comme les corps dans le système solaire se déplacent presque tous dans le même plan écliptique, leur position est mesurée par rapport à un découpage de celui-ci en douze secteurs correspondants aux douze signes zodiacaux, et compté à partir du point vernal.
Les astres dont les positions sont habituellement considérées en astrologie traditionnelle sont le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, et Saturne. Depuis leur découverte, les astrologues y incluent également Uranus, Neptune et Pluton. Faute d'association symbolique, aucun astéroïde n'est considéré, ni aucune lune planétaire (autre que celle de la Terre), ni aucun corps trans-plutonien.
Par simplification de langage, on parle abusivement de "position planétaire" en astrologie, bien que les deux luminaires ne soient bien entendu pas des planètes: le Soleil est notre étoile, et la Lune notre satellite.
Pour déterminer les positions planétaires, il suffit de connaître le temps absolu, par exemple, la date dans un calendrier bien défini et l'heure en temps universel.
On peut trouver les positions des planètes dans des éphémérides astronomiques qui les fournissent en général pour une date donnée, soit à midi, soit le plus souvent à minuit (heure GMT). On calcule alors par interpolation, les positions pour l'heure GMT de la naissance, au moyen d'une simple règle de trois.
Ou alors, on calcule directement (par ordinateur) la position pour l'heure donnée au moyen d'un modèle mathématique de l'orbite, et à partir de ces données on calcule les positions relatives à la terre. En général, on calcule ces positions en résolvant les équations de Képler, mais il existe des méthodes qui partent d'un modèle unifié du système solaire. Pour la méthode par calcul, on travaillera à partir du jour julien qui représente le temps sous forme décimale. Quand on utilise cette méthode, il ne faut jamais perdre de vue que les modèles utilisés sont des approximations qui ne sont valable que sur une plage de temps donnée, et qu'au delà, l'erreur deviendra progressivement de plus en plus élevée.
Les coordonnées planétaires astronomiques sont obtenues sous forme de déclinaison et d'Ascension droite, qui doivent ensuite être projetées sur l'écliptique, plan où circulent les planètes et pour lequel est représenté le thème astrologique. On obtient ainsi les longitudes planétaires (l'origine étant prise par rapport au point vernal). Dans la quasi totalité des méthodes astrologiques, les déclinaisons par rapport à l'écliptique (le plus souvent négligeables, sauf pour Pluton) ne sont pas prises en compte.
Les longitudes planétaires (ou ascension droite) sont généralement données en degré, à partir du point vernal. Jusque vers la fin du XIXe siècle, les éphémérides astronomiques donnaient les positions planétaires en "signe plus degrés", en indiquant d'abord dans quel signe du Zodiaque se trouvait l'astre, puis les degrés et minutes de sa position au sein du signe. Cette tradition est toujours suivie en astrologie, du fait que la position zodiacale des planètes y reçoit une interprétation. Le passage d'une forme à l'autre se fait directement, à raison de 30° par signe. Ces signes n'ont qu'un rapport historique avec les constellations du même nom; contrairement à une légende tenace, les constellations zodiacales n'ont jamais servi à mesurer les positions planétaires, que ce soit en astronomie ou en astrologie.
Autres éléments astronomiques
On remarque ici au descendant la prise en compte du nœud lunaire.
On remarque ici au descendant la prise en compte du nœud lunaire.
Les astres ne sont pas toujours les seuls éléments pris en compte dans les thèmes astrologiques.
* Depuis le Moyen Âge, il est dans certaines traditions d'inclure les nœuds lunaires ascendant et descendant (tête et queue du dragon), dont la signification astronomique est claire puisqu'ils gouvernent le retour des éclipses. Leur période est de 18,1 ans.
* Plus récemment, des astrologues ont introduit une "Lune noire", qui est le second foyer de l'orbite éliptique de la Lune, et explorent la prise en compte d'autres points astronomiques du même type (Soleil noir, ... Nœud vénusien,...).
* Certaines écoles font figurer en outre dans le thème astrologique des étoiles remarquables (les Pléiades, a Tauri (Aldebaran), ß Orionis (Rigel), a Orionis (Bételgeuse), a Canis Majoris (Sirius), a Leonis (Régulus), a Virginis (Spica), a Bootis (Arcturus), a Scorpii (Antarès), a Lyrae (Véga), a Piscis Austrini (Fomalhaut)...). Les étoiles sont relativement fixes (à la précession des équinoxes près), mais la prise en compte de la hauteur au dessus de l'écliptique devient rapidement critique (Rigel est à 30° sous l'écliptique, et Véga à 60° au dessus...). Cette mode est trop récente pour que la question soit pleinement élucidée.
Part de fortune et autres points arithmétiques
L'astrologie arabe du Moyen Âge faisait un très grand usage de "parts", qui ont été importés dans l'usage occidental à la Renaissance. Ces parts dites arabes remontent en fait à un usage gréco-égyptien, elles sont déjà citées par Ptolémée et Paul d'Alexandrie. Le lecteur intéressé trouvera la définition d'une vingtaine de "parts" dans la thèse de Patrice Guinard. Elles ont été progressivement abandonnées par l'usage de l'astrologie occidentale.
Ces "parts" sont calculées en fonction de l'écart entre deux planètes, et de la position de l'ascendant ou du milieu du ciel. Certains calculs varient suivant que le thème est nocturne ou diurne.
La seule qui ait encore une certaine notoriété est la "part de fortune". Elle correspond à (Ascendant + Lune - Soleil): l'écart entre Lune et Soleil est compté à partir de l'Ascendant, c'est (approximativement) la position de la Lune au moment où le Soleil se lève.
Dans le même ordre d'idée, certains astrologues prennent en considération le "mi-point" de deux astres, c’est-à-dire la moyenne des deux positions.
L'introduction de ces points arithmétiques semble largement due à la recherche par les astrologues d'une "clef manquante" permettant de simplifier l'interprétation du thème, remplaçant une synthèse trop complexe par la fuite en avant dans une analyse toujours plus détaillée. Ainsi que le souligne Guinard, "la multiplication des points sensibles et des points d'énergie imaginaires marque l'échec de l'interprétation moderne dans sa tentative de coller à l'événementiel".
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